Au fil de l’actu : 14 décembre 2020

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Journalistes emprisonnés, arrestations arbitraires, Brexit, rugby et mot de l’année… Les informations à retenir de ce lundi 14 décembre  2020.

387 journalistes emprisonnés dans le monde

Non, non, ce n’est pas une mauvaise blague. En 2020, près de 400 journalistes sont bel et bien emprisonnés partout dans le monde. Leur crime ? Vouloir informer les populations sur ce qu’il se passe réellement. 

Ce morbide recensement, réalisé annuellement par Reporters sans Frontières, ne varie pas beaucoup par rapport à 2019. L’ONG avait alors annoncé 389 journalistes incarcérés. On note toutefois l’augmentation de la part de femmes incarcérées, qui a fait un bond de 35% en un an. Elles sont désormais 42, contre 31 en 2019. 

Cinq pays concentrent 61% des incarcérations : la Chine (117), l’Arabie Saoudite (34), l’Egypte (30), le Vietnam (28) et la Syrie (27). On comprend de suite mieux pourquoi al-Sissi a reçu des mains de notre monarque le plus haut grade de la Légion d’Honneur la semaine dernière. 

L’ONG internationale déplore que les “lois d’exception ou les mesures d’urgence adoptées” dans la plupart des pays pour contenir la pandémie “ont contribué” à “confiner l’information”. La pandémie a exacerbé la crainte des gouvernements autoritaires face aux révélations sur la gestion souvent désastreuse de la crise sanitaire, notamment en Asie. 

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"On en a marre des arrestations arbitraires"

Ce grand moment de déontologie journalistique vous est offert par BFM TV ! Alors que les manifestations de contestation contre la loi “Sécurité globale” battaient leur plein samedi après-midi, la chaîne d’actu en continu s’est une fois de plus illustrée par son manque de rigueur. On peut en effet voir, lors d’un reportage, une journaliste, le ton assuré, affirmer qu’un homme au visage ensanglanté s’était maquillé. Sauf que non, le musicien en question avait reçu un coup de matraque d’un policier quelques minutes avant. Un loupé de plus pour la chaîne, qui a l’habitude de les cumuler. On peut cependant reconnaitre qu’il est plus poétique de se maquiller le visage pour dénoncer les violences que de recevoir un sale coup de tonfa au coin de la bouche…

Outre cet énième loupé, la manifestation de samedi a également été source de tensions entre forces de l’ordre et manifestants. Le ministère de l’Intérieur a annoncé 150 interpellations dans toute la France, dont 119 à Paris. Dans 90% des cas, les gardes-à-vue se sont soldées par un abandon des poursuites. Les organisateurs déplorent le fait que la manifestation se soit transformée en “souricière”, malgré une déclaration préalable et une autorisation de la Préfecture de police. 

Certains journalistes ont d’ailleurs passé le week-end au poste, de même que certains lycéens. 

Des syndicats et collectifs comme le SNJ ou la Ligue des Droits de l’Homme dénoncent également les arrestations arbitraires et accusent le pouvoir exécutif de “vouloir mater toute contestation”. 

Emmanuel al-Sissi est En Marche, mes amis. 

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Brexit, épisode 4268 et demi

Les Anglais sont les chats de l’Europe. Après avoir gratté pendant des années à la porte pour y être intégré, ils ont épuisé tout le monde avec le Brexit, procédure sans fin qui a connu un énième rebondissement dimanche 14 décembre. 

Alors que les négociations de l’accord commercial entérinant le divorce devaient se clore sur un “no deal” potentiellement dévastateur des deux côtés de la Manche, Boris Johnson et Ursula von der Leyen sont tombés d’accord pour poursuivre les négociations. Les négociations sont au point mort depuis plusieurs mois, les deux ex-compagnons de route n’arrivant pas à s’entendre sur les sujets de la pêche, du règlement des conflits futurs et des règles de concurrence. 

Si les chances de trouver un accord avant la fin de la période de transition qui s’achève le 31 décembre prochain restent “très minces” d’après Bojo, d’autres, comme le négociateur européen Michel Barnier, gardent espoir. 

Les préparatifs au “no-deal” ont toutefois commencé. Le Parlement européen a mis en place des mesures d’urgence pour limiter les blocages aux frontières et faciliter les démarches commerciales. Le locataire du 10 Downing Street s’est contenté d’affréter quatre frégates de la Royal Navy pour défendre les eaux poissonneuses de la perfide Albion. 

La France connait enfin ses adversaires pour la Coupe du monde de rugby

Elle va être épicée, cette phase de groupe de la Coupe du monde de rugby 2023 ! Alors que le tirage au sort se tenait à Paris lundi 14 décembre, sous les yeux d’Emmanuel Macron et de Jean Dujardin notamment, le XV de France a découvert ses deux premiers adversaires dans le groupe A. 

La sélection française affrontera donc le mythique XV des All-Blacks d’entrée de jeu, ainsi que la sélection italienne, qui devrait être un peu en retrait par rapport aux deux ogres du groupe. 

Au vu de ses résultats récents lors du tournoi des Six Nations et du tournoi d’automne des Nations, l’équipe tricolore a montré de très bonnes choses et pourrait bien être l’une des équipes à abattre de ce mondial. 

Les autres groupes verront aussi quelques affrontements de choix se tenir, à l’image d’un Afrique du Sud/Irlande et d’un Pays de Galles/Australie qui s’annoncent très alléchants. 

 

Le Japon a choisit son mot de l'année

Les traditions japonaises ne manquent pas de poésie. Chaque année, une fondation qui promeut les kanji, ces caractères d’origine chinoise utilisés en japonais, fait voter les Japonais à propos du mot de l’année. 

La palme 2020 est décernée à “mitsu”, un kanji qui résume le fait de devoir éviter la promiscuité, et qui a été utilisé par l’exécutif nippon comme slogan pendant la pandémie. 

Comme chaque année, les chaînes de télévision du pays ont retransmis en direct l’annonce du choix du caractère de l’année, tracé au pinceau par un moine du temple Kiyomizu de Kyoto.

Même s’il subit actuellement une inquiétante nouvelle vague, le Japon a jusqu’à présent été relativement épargné par la pandémie.

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