Au fil de l’actu : 11 décembre 2020

| le

Etudiants, Time, Union Européenne, Albanie et Sarkozy,… Les informations à retenir de ce vendredi 11 décembre  2020.

"Une pensée pour les étudiants"

Dans la catégorie “je me fous de la gueule du monde et je ne me cache pas”, je demande le gouvernement; Dans sa conférence de presse d’hier, le Premier Ministre a seulement eu “une pensée” pour les étudiants.  Etre privés de cours de longs mois, se retrouver isolés, subir des décrochages, ça ne méritait pas plus qu’une “pensée”. 

La décision du Conseil d’Etat de retoquer la demande de réouverture des universités début janvier, qui avait été formulée par 77 enseignants-chercheurs de Paris-I, n’est donc pas surprenante. La reprise des cours ne sera pas pour tout de suite visiblement. Le gouvernement plancherait cependant sur une réouverture progressive des établissements du supérieur courant janvier. Trop aimable. 

Ce serait sans doute plus efficace de changer toutes les facs en églises ou en commissariats. On aurait plus de chances d’être entendus. 

Joe Biden et Kamala Harris, personnalités de l'année pour le Time

C’est une première dans l’histoire du prix de la personne de l’année : non seulement le magazine Time a désigné deux lauréats, mais l’un d’eux est également vice-présidente des Etats-Unis. Le magazine les a choisi au détriment de Donald Trump, au mouvement “Black Lives Matter” et à tous les travailleurs en première ligne depuis la pandémie de Covid-19, qui avaient pourtant été le choix du public. 

Deuxième bonne surprise, la française Assa Traoré, soeur d’Adama Traoré, un jeune homme tué par des policiers lors d’une interpellation, a été élue “gardienne de l’année” pour son engagement contre les violences raciales. 

Malgré les services de réanimation surchargés, il faudrait peut-être songer à libérer des places pour tous les “républicains laïcs” d’extrême-droite qui viennent de faire un AVC collectif en voyant deux femmes noirs récompensées pour leurs engagements. 

Ecologie, Turquie et Brexit au programme du Sommet des 27 à Bruxelles

Programme chargé pour les chefs d’Etat qui se réunissaient à Bruxelles vendredi 11 décembre. 

Parmi les décisions qui ont été prises, on peut noter les sanctions à l’encontre de la Turquie, suite à ses actions illégales de forage dans la Méditerranée, en pleine Zone Economique Exclusive grecque. Ces sanctions, à vocation individuelles, ont rapidement été rejetées par Ankara, qui les qualifie de “biaisées et illégitimes”. 

Un autre pas à été franchi, cette fois dans le domaine de l’écologie. Les 27 se sont entendus sur un accord de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 55% d’ici 2030. Le précédent accord ne parlait que de 40% de réduction. Emmanuel Macron, qui est à l’écologie ce que Marlène Schiappa est aux droits des femmes et qui prône notamment le maintien du glyphosate, a célébré cette avancée. 

Le sujet “Brexit” a lui aussi été abordé, mais à minima. Même si certains dirigeants, notamment irlandais et allemands, continuent de croire en un hypothétique accord, Boris Johnson a annoncé qu’il y avait très peu de chance que l’Europe et le Royaume-Uni parviennent à tomber d’accord 

Le ministre albanais de l'Intérieur démissione après un meurtre commis par un policier

Décidemment, il n’y a qu’en France qu’un ministre mis en cause dans des affaires de violences judiciaires peut rester en place en toute impunité. En Albanie, c’est en tout cas inenvisageable, comme l’a appris Sander Lleshaj, (ex) Ministre de l’Intérieur, après qu’un policier ait abattu un jeune homme de 25 ans devant chez lui pour avoir enfreint le couvre-feu. 

Peu de temps après ce crime, qui a vu les autorités policières se rétracter à plusieurs reprises, notamment sur le fait que le jeune homme était armé, des manifestations violentes ont opposé les forces de l’ordre et la jeunesse albanaise. Le policier mis en cause à été arrêté et est en cours de jugement, sans pour autant apaiser les contestataires. 

Darmanin et Lallement devraient prendre des notes, au cas où. 

 

Procès "Bismuth" : vers un possible Waterloo judiciaire ?

Cette histoire va mal se finir. Que ce soit pour le Parquet National Financier ou pour la défense de Nicolas Sarkozy et de ses deux compères dans l’affaire des écoutes, ou affaire “Bismuth”. Les deuxièmes ont en effet passé tout le procès a tenter de démontrer la vacuité des accusations lancées par les premiers à l’encontre de l’ancien président. 

Si le procès d’un ancien président pour des faits s’étant déroulés pendant son mandat est une première, il peut se targuer d’avoir reçu un soutien de poids, mais certainement pas de taille, en la personne de Gérald Darmanin. L’actuel locataire de Beauvau a (légèrement) outrepassé ses prérogatives en affichant ouvertement son soutien à son mentor et ami. Comme quoi, l’amour des casseroles judicaires, ça rapproche. Le syndicat de la Magistrature s’est donc permis un petit rappel à l’ordre.

Laisser un commentaire