Au fil de l’actu : 8 décembre 2020

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Déconfinement, “Beauvau de la sécurité”, mathématiques, Brexit et Canard… Quelles sont les informations à retenir de ce mardi 8 décembre ?

Déconfinement : un bilan mitigé avant des annonces attendues

La France n’est pas prête pour le déconfinement. Le directeur général de la Santé Jérôme Salomon s’est voulu clair dans sa conférence de presse à propos de la propagation du Covid-19 lundi 7 décembre. 

Les chiffres ne mentent pas, on est loin de l’objectif des 5000 contaminations quotidiennes érigé par Emmanuel Macron comme condition sine qua non d’un allègement du confinement. Si Noël se semble pour l’instant pas menacé, la réouverture des cinémas, musées et théâtres serait compromise. 

L’allocution hebdomadaire de Jean Castex, prévue pour le 10 décembre, devrait permettre de lever certains doutes. 

A lire aussi : Covid-19 : l’Europe à l’heure du déconfinement ?

Un “Beauvau de la sécurité” pour calmer la grogne des policiers

Est-ce qu’Emmanuel Macron savait que ses propos sur les contrôles au faciès, qu’il juge “insoutenables”, provoqueraient un mouvement de colère chez les forces de l’ordre ?  Une chose est sûre, il n’a pas trainé à proposer un compromis, en annonçant la mise en place d’un “Beauvau de la Sécurité”, censé aboutir à une réforme de la police dès janvier. 

Après avoir assuré qu’il prendrait personnellement part au projet, il a annoncé vouloir s’appuyer sur les 7 chantiers de réforme avancés par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. La formation, l’encadrement, les moyens, la captation vidéo des interventions, l’inspection, les effectifs et les liens entre la police et la population seront les principaux sujets d’étude. 

Quel sont les objectifs de ce projet ? Selon le président, il devient urgent “d’améliorer les conditions de travail” des forces de l’ordre, tout en “consolidant” les liens avec les Français. Empêtrée dans une série de polémiques et fragilisée par des scandales à répétitions, l’idée ne semble pas démunie de sens. 

A lire aussi : Loi de sécurité globale : journalistes et forces de l’ordre, une relation impossible ? 

La France : mauvaise élève en mathématiques ?

Les élèves français n’aiment pas les maths. D’après l’étude TIMSS ( Trends in International Mathematics and Science Study) paru aujourd’hui, les élèves de CM1  et de 4ème français sont parmi les plus mauvais en mathématiques, en comparaison avec les pays de l’OSCE. La palme du cancre revient aux écoliers chiliens. La France reste cependant bien loin en-dessous de la moyenne, et fait pâle figure auprès des pays asiatiques, qui dominent allègrement le classement. 

Plus que le désamour des petits français pour les chiffres, c’est aussi la formation des professeurs, notamment en primaire, qui est questionnée. En 2015, 53% des élèves de CM1 avaient un professeur sans formation mathématique au cours des deux dernières années. 

A lire aussi : Mathématiques : la France, dernière élève des pays européens 

Londres fait un pas en avant dans le dossier “Brexit”

Boris Johnson serait-il devenu raisonnable ? En rétropédalant sur la question de l’Irlande du Nord et en supprimant des clauses de loi permettant de prendre unilatéralement des décisions commerciales à propos de l’Irlande du Nord, le locataire du 10 Downing Street a tendu la main à Bruxelles, alors que les discussions sur un accord post-Brexit sont au point mort. 

Ces clauses, comprises dans la loi sur le marché extérieur, violaient allègrement le droit international et avaient suscité de vives réactions. 

A quelques semaines de la fin de la période de transition, prévue le 31 décembre, les négociations sur un accord commercial bloquent toujours sur tris points essentiels : l’accès européen aux eaux britanniques, des garanties exigées par Londres en matière de concurrence et le règlement des différends dans le futur. 

Boris Johnson devrait se rendre personnellement à Bruxelles mercredi 9 décembre pour négocier avec Ursula von der Leyen, présidente de la Comission Européenne. 

Le Canard Enchainé se met au Web !

Il était temps ! Le Canard Enchainé, illustre réfractaire au Web, a annoncé cet après-midi la mise en place d’abonnements 100% numériques. L’hebdo satirique paraissant le mercredi sera désormais accessible via Internet dès le mardi soir à 23H. 

Le journal faisait figure d’OVNI dans le paysage médiatique français, puisqu’il ne proposait aucun contenu sur le web, à la différence de ses concurrents. Outre la consultation des articles en ligne, cette mue devrait aussi se traduire par une nouvelle politique sur les réseaux sociaux, ainsi que par un site web flambant neuf.

 Mais pourquoi un tel chambardement ? La faillite du distributeur Presstalis a sans doute accéléré les choses, car les comptes de l’illustre journal ont basculé pour la première fois dans le rouge cette année (de 0.2%, certes).   

A PARTIR DE 23 HEURES TOUS LES MARDIS
Le Canard est désormais disponible en version numérique dans le monde entier, y compris en France. Avec de nouvelles formules d’abonnement. A découvrir sur https://t.co/oayCC1qxu4

— @canardenchaine (@canardenchaine) December 8, 2020

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