Au fil de l’actu : 12 décembre 2020

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Climat, Pornhub, Iran, Texas et Indiana Jones,… Les informations à retenir de ce samedi 12 décembre  2020.

Cinq ans après les accords de Paris sur le climat, un bilan décevant

Pour fêter dignement les cinq ans de la COP , qui s’était déroulé à Paris, le secrétaire général des Nations Unis, Antonio Guterres, a demandé aux chefs d’Etat de déclencher « l’état d’urgence climatique ». Un bien beau résumé de la Berezina que représente cet accord. 

Alors que sa ratification avait été obtenue au bout du suspense, cet « accord historique« , qui avait notamment pour objectif de contenir l’élévation de la température de la planète en dessous de 2°C, a connu des jours très difficiles, comme le départ des Etats-Unis de Donald Trump, qui en avait fait une promesse de campagne. Joe Biden a assuré que le pays reprendrait place dans cet accord dès le premier jour de sa présidence. 

Pour plus de trois quarts des Français interrogés dans un sondage Odoxa, les pays ont échoué collectivement à protéger l’environnement depuis 2015.  Seuls 21% estiment que l’action de la communauté international est « plutôt une réussite ». Plus les sondés sont âgés, plus ils sont sévères : 30% des 18-24 ans parlent d’une réussite, contre 20% des 35-49 ans, et seulement 15% des 65 ans et plus.

Qu’à cela ne tienne, les chefs d’Etat européens ont tout de même signé un nouvel accord, vendredi 11 décembre, qui a pour objectif de réduire les émissions de CO2 « d’au moins 55% » d’ici 2030. 

 

Pornhub et la pédopornographie, c'est fini !

Sale temps pour les actionnaires de Kleenex et autres musclés du bras droit : Visa et Mastercard ont annoncé avoir banni l’usage de leur carte bancaire pour tout usage sur le site Pornhub, leader du marché de la pornographie en ligne. Avec ses 3.5 milliards de visites par mois, le site se classe au dixième rang des sites les plus consultés au monde, devant Amazon ou Netflix. 

La raison ? Selon une enquête menée par le New-York Times, le site hébergerait pléthore de contenus pédopornographiques ou contenant des scènes de violence sans consentement, autrement dit de viol. La plateforme fonctionne de manière similaire à Youtube. Chaque utilisateur peut poster ses propres contenus, qui ne sont « vérifiés », qu’à posteriori. 

Si la direction de l’entreprise s’est voulue rassurante en expliquant avoir pris des mesures concernant la modération du contenu avant publication, la révélation de ce scandale a provoqué une onde de choc au Canada, où est hébergé le site. Justin Trudeau, premier ministre canadien, a annoncer avoir déclenché une enquête sur le sujet. 

Un journaliste exécuté en Iran suscite l'indignation

2020 n’est décidemment pas l’année phare du journalisme. Partout dans le monde, ils sont bridés ou persécutés, sous couvert de gestion de la pandémie ou de rébellion. 

Ce matin, c’est le journaliste iranien Rouhollah Zam qui a été été pendu, après la confirmation de sa condamnation à la peine de mort par la Cour Suprême iranienne. 

Après avoir fondé le média Adamnews, diffusé sur la messagerie cryptée Telegram, il avait joué un grand rôle dans la contestation qui s’était déroulé durant l’hiver 2017. Un temps exilé en France, il avait finalement été arrêté par les Gardiens de la Révolution, dans des circonstances assez troubles. 

Enfin le clap de fin pour Donald Trump ?

Heureusement qu’il y a les Ricains pour nous faire rire un peu en cette morne période. Cette nuit, le président de la branche texane du Parti Républicain a annoncé qu’il songeait à déclarer l’Etat de l’étoile solitaire comme sécessioniste. 

Tout ce pataquès à cause d’une misérable petite requête rejetée par la Cour Suprême américaine. Le gouverneur Allen West avait contesté la validité des résultats dans quatre Etats, sous prétexte que le vote par correspondance était illégal. Manque de bol, l’instance juridique suprême n’est pas d’accord avec lui. 

Cette décision sans appel marque certainement le clap de fin du naufrage qu’aura été cette élection présidentielle pour Trump. Il faut le comprendre, le pauvre, il avait pourtant bien préparé le terrain en vu de cette situation. Il avait pu nommer trois juges pendant son mandat, la faisant définitivement basculer dans le camps républicain. Mais le respect de la démocratie prime encore parmi les neuf sages, qui lui ont une fois de plus donné tord, dans une décision qui manque de « sagesse » et de « courage », selon le futur ex-locataire de la Maison Blanche. Il ne reste donc plus qu’à tenter un coup d’état. Une bonne petite guerre civile dans le pays le plus puissant du monde, ce serait le bouquet final de cette année 2020. 

Indiana Jones et les démons de la pompe à fric

Comment renflouer les caisses après une année difficile pour le cinéma ? Ressortir des placards une franchise qui a quarante ans, avec un acteur-vedette qui en presque le double, et demander aux fans de cracher au bassinet ! Et avec le sourire s’il-vous-plaît !

C’est donc officiel, la saga Indiana Jones aura bien droit à son cinquième film, annoncé dès 2016, mais retardé pour de multiples raisons, pandémie mondiale en tête. Ce matin, le studio aux grandes oreilles a annoncé que le presque octogénaire mais toujours truculent Harrison Ford, qui incarnait le plus célèbre des archéologues, reprendra bien son rôle une dernière fois. 

Ce film, prévu pour 2022, devrait conclure la saga débutée près de quarante ans plus tôt. Disney n’est pas au bout de ses surprises, puisque le tentaculaire studio a également annoncé que cet ultime volet de l’histoire de l’archéologue au fouet et Fedora ne sera pas réalisé par Steven Spielberg, pourtant aux commandes des quatre premiers long-métrages. Il sera remplacé par James Mangold, à qui l’on doit Le Mans 66 ou le très bon Logan. 

Ce serait un euphémisme de dire que les attentes sont élevées chez les fans, qui espèrent éviter un fiasco à l’image d’Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal. 

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